Il y a quelques mois, je me suis retrouvé dans une situation qui m’a saoulée. Une idée que j’avais partagée avec quelqu’un s’est retrouvée présentée ailleurs, comme si elle venait de nulle part. Pas de mauvaise foi forcément — mais aucun moyen de prouver quoi que ce soit non plus.
C’est de là qu’est né Proxae.
Le problème que ça résout
On a tous vécu ce moment. Une idée de produit, une prédiction, un concept créatif — partagé trop tôt, sans filet. Et quand quelqu’un d’autre le sort à son tour, vous n’avez rien. Juste votre parole contre la sienne.
Jusqu’ici les solutions existantes étaient soit trop complexes (déposer à l’INPI, faire appel à un notaire), soit trop chères, soit réservées aux juristes. Rien de simple pour monsieur tout le monde qui veut juste garder une trace de ce qu’il savait, à quel moment.
Comment ça marche ?
Proxae est volontairement simple. Vous arrivez sur proxae.com, vous déposez un fichier ou vous collez un texte, et vous cliquez sur « Certifier« . C’est tout.
En coulisse, votre navigateur calcule une empreinte unique de votre contenu — une suite de 64 caractères qui identifie votre fichier de façon absolument unique. Cette empreinte, et uniquement elle, est envoyée à Proxae. Votre fichier ne quitte jamais votre ordinateur.
Cette empreinte est ensuite gravée dans la blockchain Bitcoin — ce registre public maintenu par des milliers d’ordinateurs dans le monde entier, que personne ne possède et que personne ne peut modifier. Pas même moi.
Vous recevez un lien permanent vers votre preuve, et un certificat .ots téléchargeable. Ce certificat peut être vérifié par n’importe qui, n’importe quand, sans même passer par Proxae — même dans 50 ans.
Pourquoi Bitcoin et pas autre chose ?
Je sens la question arriver. Non, Bitcoin c’est pas que de la cryptomonnaie spéculative — c’est aussi et surtout un registre public infalsifiable. Imaginez un journal publié simultanément sur des milliers d’imprimantes dans le monde entier : impossible de modifier une édition passée sans que tout le monde s’en aperçoive. C’est exactement ça.
Proxae n’utilise pas Bitcoin comme monnaie. On utilise son infrastructure de confiance. C’est d’ailleurs son usage le plus noble et le moins controversé.
Ce qui m’a le plus surpris en construisant ça
En réfléchissant aux cas d’usage, j’ai réalisé que le besoin est universel. Pas seulement pour les startups ou les créatifs. Un bailleur qui photographie l’état d’un appartement avant l’entrée du locataire. Un salarié qui veut prouver qu’il a signalé un problème avant d’être licencié. Un parieur qui veut certifier son pronostic avant le match. Un chercheur qui veut dater une hypothèse avant publication.
On parle tous, un jour ou l’autre, de prouver qu’on savait quelque chose avant quelqu’un d’autre. Proxae est simplement le premier outil grand public, simple et gratuit, qui permet de le faire sérieusement.
Gratuit — et voilà pourquoi
La question revient souvent et elle est légitime. Proxae est gratuit parce qu’on ne reçoit jamais votre contenu — on n’a donc rien à monétiser. Le coût technique de l’ancrage Bitcoin est quasi nul grâce au protocole OpenTimestamps. Et pour ceux qui ont des besoins professionnels — certificat PDF officiel, horodatage reconnu par le droit européen (eIDAS), historique complet — il existe une version Pro à 4,90€/mois.
Si vous avez un compte gratuit, vous retrouvez toutes vos preuves dans un dashboard. Sans compte, il suffit de sauvegarder le lien qu’on vous donne — il est permanent.
Ce que j’aurais voulu avoir plus tôt
Comme pour protonURL, l’idée de Proxae est née d’un besoin personnel que j’ai cherché à résoudre avec les outils qui existaient — et que je n’ai pas trouvé. Alors je l’ai construit.
Si vous avez une idée ce soir, un texte, un fichier qui mérite d’être daté — prenez 10 secondes.
Note : si vous connaissez protonURL, mon service de partage sécurisé d’informations confidentielles, Proxae en est le complément naturel. ProtonURL protège ce que vous partagez. Proxae prouve ce que vous aviez avant de le partager.

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