On nous demande souvent pourquoi on a quitté la France. Et la réponse, elle est à la fois simple et compliquée.

Simple parce qu’on voulait du soleil, la mer, et une autre façon de vivre. Compliquée parce que quand t’as ta maison, tes amis, tes habitudes — tout plaquer, c’est pas un truc que tu fais un mardi matin sur un coup de tête.

On n’était pas malheureux

Faut que ce soit clair dès le départ. On n’a pas fui. On avait notre maison, nos amis, notre petit village, une vie sympa. Les filles étaient bien à l’école. Sophie et moi, on avait nos repères.

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Mais voilà. Depuis plusieurs années, l’idée de vivre ailleurs faisait son chemin. Pas un fantasme de vacances. Un vrai truc qui revenait, encore et encore.

Ce qui pesait

Les hivers. C’est bête à dire, mais le manque de soleil pendant six mois, ça finissait par me bouffer le moral. T’attends le printemps comme une libération. Et quand il arrive, lui et l’été passe à la vitesse de la lumière.

En tant qu’entrepreneur, j’en avais aussi ras le bol des charges et des impôts. Bosser autant pour voir plus de la moitié partir, ça use. Je ne suis pas le seul à le dire, mais à un moment faut passer de la plainte à l’action.

Et puis chaque séjour en Espagne nous confortait. Cette façon de vivre plus dehors. Les rapports humains plus spontanés. La mer, le climat, l’énergie. On se disait « c’est ici qu’on devrait être ».

Le déclic

Nos dernières vacances sur la Costa Blanca en 2023 ont fini de nous convaincre. On était à Los Alcázares chez mes parents, les filles couraient sur la plage, on marchait dans les rues pleines de palmiers, on vivait dehors… Sophie m’a regardé et on a su.

« Et si on le faisait vraiment ? »

Pas un plan sur 5 ans. Pas un « un jour peut-être ». Non. On le fait. Maintenant.

Pourquoi la Costa Blanca

On voulait le soleil et la mer, oui. Mais aussi rester assez proches de la France pour mon travail. Pas question d’aller au bout du monde (pour l’instant) — les clients sont en France, la famille et les amis aussi.

La Costa Blanca cochait toutes les cases. Alicante à 1h30 d’avion de Lyon. Plus de 300 jours de soleil par an. Un coût de la vie raisonnable. Et cette douceur de vivre qu’on avait ressentie à chaque fois.

Le grand saut

En 2024, on a vendu la maison. Fait les cartons. Changé les filles d’école. Quitté nos amis, notre quotidien, nos repères.

C’est pas glamour, un déménagement international. C’est de la paperasse. Des nuits de doute. Des moments où tu te demandes si t’es pas complètement taré.

Mais on l’a fait.

Deux ans plus tard

Les filles se sont intégrées. Elles parlent espagnol couramment. Elles ont leurs copines, leurs habitudes, leur vie ici.

Sophie et moi, on a trouvé notre rythme. Plage après l’école. Café en terrasse le matin. Vie dehors presque toute l’année.

Cette région est devenue notre chez-nous. Pas un point de chute d’expat. Notre maison.

Est-ce qu’on referait le même choix ?

Sans hésiter. Pas une seule seconde.

Le seul regret, c’est de ne pas l’avoir fait plus tôt.

Si vous y pensez, si c’est un projet qui traîne dans un coin de votre tête — le meilleur moment pour le faire, c’est maintenant. On ne regrette jamais d’avoir essayé. On regrette toujours de ne pas l’avoir fait.

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